I don't know if my job will still exist in ten years
- Auteur
- Sean Goedecke
- Thème
- Leadership
- Mots-clés
- carrière, staff engineer, agents IA, emploi développeur, automatisation
- Ton
- opinion
Résumé
Sean Goedecke, staff engineer, réfléchit à la pérennité du métier de développeur face à l'IA. Il reconnaît que les juniors et mid-level seront touchés en premier, et que l'argument optimiste ("la demande va augmenter") pourrait ne pas tenir cette fois, car l'IA peut simultanément générer et consommer du logiciel. Son travail ressemble déjà à de la supervision d'agents.
💡 Pourquoi ça compte
Une réflexion honnête et non cynique d'un praticien senior sur la direction du métier. Particulièrement pertinent pour les Engineering Directors qui doivent repenser la composition de leurs équipes.
Analyse approfondie
En 2021, être un bon ingénieur logiciel semblait formidable. Le monde regorgeait de logiciels, avec toujours plus d'entreprises ayant besoin d'ingénieurs. En 2026, l'auteur n'est plus sûr que l'industrie du génie logiciel survivra une décennie de plus.
Il reconnaît deux raisons pour lesquelles il est malvenu de trop se lamenter. D'abord, tout l'intérêt d'être un bon ingénieur logiciel dans les années 2010 était que le code offrait suffisamment de levier pour automatiser d'autres métiers — le fait d'automatiser sa propre industrie relève d'une certaine justice cosmique. Ensuite, en tant que staff engineer, son travail ressemblait déjà à la supervision d'agents IA avant même que ceux-ci n'existent : il passe l'essentiel de son temps à communiquer en langage humain avec d'autres ingénieurs pour s'assurer qu'ils sont sur la bonne voie.
La question centrale pour les dix prochaines années : l'industrie tech va-t-elle surestimer ou sous-estimer les capacités des agents IA ? Si les entreprises sous-estiment — continuant à embaucher des ingénieurs longtemps après que les agents soient capables de les remplacer — il conservera son emploi plus longtemps, même si « son emploi » signifiera de plus en plus « superviser des groupes d'agents IA ». Si elles surestiment, les entreprises devront se démener pour trouver assez de talent technique pour gérer leurs codebases générées par IA.
L'argument optimiste du paradoxe de Jevons — la demande augmente parce que la quantité totale de logiciel explose — ne le convainc pas. Les agents IA corrigent les bugs et nettoient le code aussi bien qu'ils en écrivent du nouveau, et s'améliorent chaque mois. Pourquoi embaucher des ingénieurs pour maintenir du code généré par IA quand on peut simplement y jeter plus d'IA ?
La citation clé : « Pourquoi embaucher des ingénieurs pour être les mains d'une poignée de seniors quand on peut louer des instances de Claude Opus pour une fraction du prix ? »