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Le Veilleur

The Coming Divide: AI-Native or Left Behind

Auteur
Daniel Miessler
Thème
IA
Mots-clés
AI-native, divide, productivity, disillusionment, adoption
Ton
opinion

Résumé

Daniel Miessler s'inquiète de la nouvelle phase de désillusion vis-à-vis de l'IA. Une partie de la prudence est saine (financements opaques, coût réel de l'inférence incertain), mais beaucoup étirent cette inquiétude jusqu'à classer l'IA comme un nouveau "moment crypto/NFT" à ignorer. Sa thèse : cela scinde les gens en deux camps — ceux qui rejettent l'IA et ceux qui en font un outil essentiel tissé dans tout ce qu'ils font. Cette fracture AI-native sera, selon lui, la plus grande division de toutes, et elle ne touche pas que les profils techniques.

💡 Pourquoi ça compte

Ce texte met un mot sur une fracture qu'on commence à voir partout : la productivité diverge radicalement selon le rapport à l'IA. Pour un manager comme pour un IC, c'est un signal fort sur où placer son énergie d'apprentissage.

Analyse approfondie

Les gens câblés à l'IA et ceux qui ne le sont pas commencent à vivre dans des mondes complètement différents.

Je suis de plus en plus inquiet, et de plus en plus frustré, par cette nouvelle phase de désillusion vis-à-vis de l'IA. Une partie est justifiée. Des centaines de milliards circulent dans des jeux de financement opaques. Le coût réel de l'inférence reste une inconnue. Remarquer ce danger et s'en préoccuper est sain.

Mais beaucoup de gens prennent cette inquiétude et l'étirent en autre chose : la preuve que tout cela n'était qu'un nouveau moment crypto/NFT. Sans danger, à ignorer. Sans danger, à tourner en dérision. C'est cette partie-là qui m'inquiète, parce qu'elle scinde les gens en deux camps.

Un camp pense que l'IA est glauque et arnaqueuse, ou une bulle, et l'évite donc autant que possible. L'autre camp y voit un outil nouveau et essentiel pour améliorer sa vie et son travail. Quelque chose qu'ils utilisent en permanence et qu'ils tissent dans tout ce qu'ils font.

On parle sans fin de division, dans ce pays et dans le monde. Je pense que celle-ci va être la plus grande division de toutes : les gens qui sont AI-native, et ceux qui ne le sont pas.

Ça me rappelle la lecture

Parler à quelqu'un qui lit 20 à 50 bons livres par an n'a rien à voir avec parler à quelqu'un qui n'a pas lu un livre depuis que l'école l'y a forcé. Ils voient le monde différemment. Des préférences différentes, des expériences différentes, des opportunités différentes. Comme s'ils venaient de planètes différentes.

Maintenant, prenez cet écart et mettez-lui un exposant.

Être AI-native, c'est comme le boost d'opportunité qu'obtient un lecteur vorace, multiplié plusieurs fois. Et il se trouve que, anecdotiquement, ce sont souvent les mêmes personnes.

Je le vois se produire

Je vois cette différence de près désormais, chez les gens qui sont câblés contre ceux qui ne le sont pas. C'est dans ce qu'ils pensent possible. C'est dans ce qu'ils shippent chaque semaine : combien ils construisent, combien ils créent.

Et je ne parle pas seulement des techs qui construisent des apps. Je parle aussi de personnes totalement non techniques. Celles qui sont pleinement câblées à l'IA sont tout simplement bien plus productives dans ce qu'elles font réellement.

Ça me semble injuste. Et ça me donne envie d'évangéliser encore plus fort. D'éloigner davantage de gens du récit "ce n'est qu'une phase", et du récit "c'est tout mauvais pour la société". Parce qu'honnêtement, je pense que ces gens-là sont fichus. Ou du moins sérieusement handicapés.

Un cadre utile : traiter ça comme binaire

L'auteur propose de considérer la question de manière binaire : soit on intègre l'IA dans son flux de travail quotidien, soit on reste à l'extérieur — et l'écart de productivité qui en découle se creuse de façon exponentielle.